
Happy keebowrd, photo Olivier Rodriguez
Does humor belong in music ? demandait Frank Zappa. Ca dépend chez qui. Pas du tout chez la pénible – et nombreuse – descendance de Noir Désir, qui quadrille les scènes de France. Énormément en revanche au sein de la scène rock parisienne ou sévit The Agency. Pataphysiciens, addicts du non-sense, adeptes de la folie douce, ce groupe a des choses à vous dire…
Son nouvel EP vinyl, sorti chez A Quick One Records, dans les bacs, The Agency était en sortie parisienne. Sans batteur, c’est en trio + ordinateur/beat box que l’Agence a balancé ses petites chansons pop bien ciselées. Agence tous risques, car chez ces messieurs, on raffole des arrangements achalandés. De ces mélodies bien tournées surgissent d’étranges son d’orgue et des riffs nerveux. Le plus ardu reste à imaginer des références musicales à ces originaux. Voyons… “Sergent Pepper”, oui, bien sûr, XTC, Wall Of Voodoo, le Floyd avec Barrett, Soft Machine. Et surtout, pour l’univers onirique, les Californiens déjantés d’Oingo Boingo.
Mais bon, écoutez leur EP, plutôt
Une douce folie plane sur scène. Le chanteur présente les chansons en anglais avec une voix de falsetto, des masques de singes sont posés sur les amplis. Ce groupe ressemble à une troupe d’enfants sages mais imprévisibles qui s’amuse, rigole, (autant qu’en interview) se plante parfois (bug d’ordi) et offre une tranche de vie semblable à un happening ludique. The Agency pourrait faire la BO d’un prochain Terry Gilliams que cela ne nous étonnerait à peine. Ou apparaître dans un épisode des Simpsons, tiens ! Dont le générique a été composé par le grand Danny Elfman, qui débuta sa carrière dans… Oingo Boingo. Ha ! Tout se tient.
Olivier Rodriguez
The Agency (www.myspace.com/theagencyrocks)
Séance photo improvisée avant le concert, photo Olivier Rodriguez

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